Saint Gauchet d'Aureil

Saint Gaucher (né vers 1060, † 1140)

Chanoine régulier du Limousin, il est célébré le 9 avril.


Né près de Meulan dans le Vexin vers 1060.

Gaucher se fixa tout jeune comme ermite en Limousin.

L'appui de l'évêque et du chapitre de la cathédrale l'amena à fonder le prieuré des chanoines réguliers d'Aureil et quelques communautés féminines avoisinantes.

Ce prieuré dont l'église fut dédiée en 1093 à saint Jean l'Évangéliste s'inspirait des coutumes de saint-Ruf de Valence approuvées par le pape Urbain II; au célibat traditionnel s'ajoutait ainsi le partage de tous les biens.

Aureil essaima vite dans le diocèse et ses chanoines y furent responsables d'une quarantaine d'églises. Très mortifié, Gaucher était un prédicateur populaire renommé.

Il mourut octogénaire le 9 avril 1140 des suites d'un accident de cheval alors qu'il revenait de Limoges.

L'évêque de Limoges le canonisa en 1194 avec l'autorisation du pape Célestin III.

On peut citer saint Étienne de Thiers, fondateur de l'ordre de Grandmont et saint Lambert, fondateur de l'abbaye de la Couronne près d'Angoulême qui nous ont parlé de lui.


Saint Patron


Saint Gaucher est un patron des bûcherons, activité qu'il a sans doute exercée dans ses débuts d'ermite.

Abbé de Chavagnac (D-1140)

Il coopéra à la fondation de l'Ordre bénédictin de Grandmont. Ses vertus le firent vénérer dans le diocèse de Versailles.
Originaire de Meulan sur Seine dans les Yvelines, il cherche la solitude.

A vingt-deux ans, il pense la trouver dans le pays de Limoges où les chanoines lui donnent une forêt qu'ils possèdent.
Des disciples vinrent le retrouver pour se mettre sous sa conduite.

On peut citer saint Etienne, fondateur de l'Ordre de Grandmont et saint Lambert, fondateur de l'abbaye de la Couronne près d'Angoulême qui nous ont parlé de lui.
"Quelques références sur l’histoire du monastère d’Aureil fondé par Saint Gaucher:

Le premier prieuré est construit entre 1081 et 1085.

Il est dédié à St Jean l’Évangéliste.

Les moines mènent une vie très simple en accord avec la nature ; la nourriture est faite de seigle et de bouillie.
Pour l’habillement des chemises de toile, des capes et capuchons.

La renommée du prieuré et de Gaucher en particulier franchit rapidement les frontières de la région et les disciples sont de plus en plus nombreux; on notera en particulier St Étienne de Muret, celui qui, retiré plus tard dans les Monts d’Ambazac, sera à l’origine de l’ordre de Grandmont.

La notoriété du monastère de Gaucher est telle que les dons affluent ce qui permet de fonder une quarantaine de monastères supplémentaires dans tout le Limousin et le sud du Berry." (diocèse de Limoges - d’après une émission de RCF sur Aureil)

À Aureil, en 1140, saint Gaucher, chanoine régulier, qui fut, pour le clergé, un modèle de vie commune et de zèle des âmes.

Martyrologe romain

Saint-Gaucher

Aureil, dont le nom d’origine est Silvaticus (i.e la forêt) fut fondé entre 1081 et 1085 par Gaucher. Guidé par une vie ecclésiastique, Gaucher découvrit le Limousin à l’âge de 18 ans, où il fut accueilli par Humbert, chanoine de la cathédrale de Limoges.

Originaire de Meulan sur Seine dans les Yvelines, Gaucher, fortement épris de solitude, est à la recherche d’un lieu de retraite.

Venu à Saint-Léonard prier sur la sépulture de Léonard, et désireux de mener une vie semblable à ce dernier, il s’arrête à son retour vers Limoges dans un vallon qui porte aujourd’hui le nom d’un village de la commune : Chavagnac.

​Dans ce lieu, Gaucher y reste trois ans. Désireux d’y construire un monastère, il ne put cependant obtenir l’autorisation des propriétaires, les moines de Saint-Augustin et les religieuses de Notre Dame de la Règle de Limoges.

la légende

Le village à son origine

Selon la légende, une colombe qui ne cessait de l’importuner en emportant toujours dans une même direction le chaume qui couvrait sa hutte, le guide alors vers un autre lieu : Silvaticus.
Propriété des chanoines de l’église de Saint-Etienne de Limoges, Gaucher n’eut aucune difficulté, soutenu par son maître Humbert, pour obtenir l’autorisation d’y construire un monastère.

Entre 1081 et 1085 – la date n’est pas précise – le prieuré, dédié à Saint-Jean l’Evangéliste, est installé ; les premiers disciples (dont Germond, Lambert, Faucher,…) se placent alors sous la conduite de Gaucher. Par la suite, Etienne de Muret, fondateur de l’ordre de Grandmont, sera aussi l’un de ces disciples.

L’église d’Aureil fut bâtie peu après la fondation du prieuré et fut consacrée en 1093. Détruite en partie au cours du XV° siècle, probablement par les Anglais, elle fut relevée de 1457 à 1460.

Détruite de nouveau en partie durant l’année 1575, par les troupes huguenotes qui tenaient Saint-Léonard, elle fut réparée en 1576-1577, assez imparfaitement, semble-t-il, puisqu’il fallut procéder à de grosses restaurations en l’année 1691. Les belles boiseries du choeur sont de la fin du XV° siècle.

​Elle fut à nouveau restaurée en 1890.