Jean Parvy

Né le 16 novembre 1876 à Limoges et décédé le 16 septembre 1933 à Limoges
Ouvrier céramiste, il est militant socialiste dès 1900 et secrétaire de la fédération socialiste révolutionnaire de la Haute-Vienne.
Il devient journaliste au Populaire du Centre.
Conseiller général du canton de Rochechouart de 1913 à 1928,
Député SFIO de la Haute-Vienne 10 mai 1914 à 31 mai 1928
Maire de Rochechouart en 1925.

Biographie



Fils de métayers limousins, Jean Parvy exerça d'abord la profession d'ouvrier céramiste. Il milita dans le mouvement socialiste dès 1900 et adhéra au parti ouvrier français avant l'unité de ce parti avec le parti socialiste, qui date de 1905.
​Puis il devint secrétaire de la Fédération socialiste révolutionnaire de la Haute-Vienne.

Abandonnant la peinture sur céramique pour le journalisme, il fut successivement collaborateur de L'Avenir, secrétaire de rédaction du Socialiste du Centre et de L'Ouvrier céramiste, rédacteur au Populaire du Centre, quotidien socialiste de Limoges, et au Petit Limousin, un bihebdomadaire socialiste.

Secrétaire de la Fédération socialiste de la Haute-Vienne, après l'unité des partis socialisants, il fut élu conseiller général dans le canton de Rochechouart en 1913, fonction qu'il conserva jusqu'en 1928.

Déjà candidat (malheureux) aux élections générales de 1906, où il n'obtint que 568 voix alors que le député sortant conservateur, Codet, était réélu par 9.621 voix, il se représenta dans la circonscription de Rochechouart le 24 avril 1910.

Au premier tour, le député sortant Codet obtint 4.312 voix, le Dr Marquet, candidat radical 3.845, Jean Parvy 2.491 et Chambon 2.290. Au second tour, le Dr Marquet fut élu par 6.682 voix. Jean Parvy, s'étant retiré, n'eut plus que 130 fidèles.

II prit sa revanche aux élections générales des 26 avril et 10 mai 1914, dans la même circonscription.

Sur 16.116 inscrits et 12.258 votants, Parvy devança au premier tour les députés qui l'avaient battu en 1906 et 1910, obtenant 5.204 voix contre 3.698 voix à Codet et 2.441 pour le Dr Marquet. Le second tour confirma son succès et il battit Codet, par 6.243 voix contre 5.693 voix à Codet, Marquet s'étant retiré. Inscrit au groupe socialiste, il appartint aux commissions du travail et prévoyance sociale et à celle des assurances. La première guerre mondiale l'éloigna du Palais Bourbon. En automne 1918, il prit part à la discussion de la loi de finances et, surtout, au printemps 1919, il intervint en faveur du projet de loi limitant la journée de travail à huit heures.

Aux élections générales du 16 novembre 1919, faites selon le système de la représentation proportionnelle, la liste socialiste unifiée obtint les cinq sièges du département, Jean Parvy étant élu quatrième avec 39.865 voix sur 80.968 votants, derrière ses amis Bétoulle, Pressemanne et Valière mais devant Chauly.

Membre de la commission du travail, il intervint sur le projet de loi concernant les caisses de chômage et le statut des fonctionnaires.

Aux élections générales du 13 mai 1924, la liste socialiste composée des cinq députés sortants l'emporta facilement sur les quatre listes concurrentes, Jean Parvy étant réélu en quatrième position avec 48.363 voix sur 86.530 votants. Ce succès fut suivi de son élection à la mairie de Rochechouart en 1925.



Jean Parvy se consacra dès lors uniquement à sa tâche de journaliste au Populaire du Centre, et mourut le 26 septembre 1933 à l'âge de 57 ans.

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)

Honneurs

Rue Jean Parvy à Rochechouart