Denis Dussoubs

Héros martyr de la République, Denis Dussoubs, né len 1818 à Saint-Léonard-de-Noblat, meurt lors des événements de résistance au coup d'état de Louis Napoléon Bonaparte en 1851.

​Denis et son frère Marcellin, fils d’un boulanger, ont bénéficié du retour de leur oncle en France après fortune faite à Saint-Domingue, ce qui leur permit de suivre des études au lycée de Limoges puis à la faculté de droit de Paris.

En février 1848, Denis Dussoubs participe activement à la Révolution à Limoges. Suite à l’émeute du 27 avril 1848 au cours de laquelle des ouvriers limougeauds s’emparent de la préfecture, il est condamné à deux ans de prison.

Le 13 mai 1849, son frère Marcellin est élu député démocrate socialiste.

Le 4 décembre 1851, au surlendemain du coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte, des députés tentent d’organiser la résistance, mais Marcellin, malade, ne peut y participer. Denis prend alors l’écharpe tricolore de son frère pour se rendre sur la barricade de la rue Montorgueil.

S’avançant seul et désarmé face à la troupe pour convaincre les soldats de se rallier à la République, il y meurt d’une balle de fusil.

Statue - Saint Léonard de Noblat

Place de Limoges

Une place Denis-Dussoubs, à Limoges (Haute-Vienne), créée en 1712 en l’honneur du Dauphin, futur Louis XV, porte désormais son nom, avec alors une statue de bronze de Denis Dussoubs en son centre. Cette dernière fut fondue par l’occupant nazi pour des besoins militaires durant la Seconde Guerre mondiale.

P​ar le décret du 9 mai 1881, la rue a reçu le nom du révolutionnaire limousin Denis Gaston Dussoubs, tué le 4 décembre 1851 sur une barricade de la rue Montorgueil, en protestant contre le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte. En fait, Marcellin Dussoubs, député démocrate socialiste, représentant de la Haute-Vienne, était malade et c'est son frère Denis Dussoubs, qui avait revêtu son écharpe de représentant du peuple, qui fut tué à sa place.

Il existe aussi depuis 1881 une rue Dussoubs dans le 2e arrondissement de Paris