Chevalier de Béon

«D'or aux deux vaches de gueules, accornées, colletées et clarinées d'azur, passant l'une sur l'autre»

Gouverneur de Limoges

Aimery de Béon du Massés _ Gouverneur de Limoges,
Fils aîné de Bernard, écuyer d'écurie de Louis XI et chambellan du roi de Navarre en 1480
et d'Antoinette de Devèze, épousée en 1513.

Il fit la guerre en Italie sous Monluc, à Barges et à Fossano, en 1543, et devint enseigne à la compagnie de Termes avant le 29 juin 1559.

En garnison à Bordeaux, il manque d'assister le 17 juillet 1562 au combat de Targon et s'en plaignit amèrement.

Comme mestre de camp, il prit part à celui de Vergt, le 9 octobre, passa lieutenant de la compagnie de François d'Escars, dont il prit le commandement en août 1562, après que celui-ci eut été signalé comme agent de Condé.

Au terme de nombreuses pérégrinations militaires il est nommé gouverneur de Limoges au début de juin 1569 et meurt la même année.

Il avait épousé le 16 novembre 1540, Marguerite de Castelbajac qui lui donna au moins deux fils, Bernard qui suit et Pierre, marié à Marguerite de Faudoas.

​il mourut le 7 juillet 1569

​La Maison de Béon à Mortemart

C'est un lignage noble d'origine chevaleresque, originaire du village de Béon, ancien fief seigneurial dans la vallée d'Ossau, dans le Béarn.
Son existence est assurée depuis au moins la fin du xiie siècle.
Elle a fait l'objet d'assez peu d'études en considération de l'élévation qu'elle connut de la fin du xve siècle au xixe siècle, époque à laquelle, bien que déjà très réduite en termes d'effectifs, elle évoluait encore dans l'entourage de la famille royale.

​Filleul du comte de Chambord, dernier prétendant légitimiste français au trône de France, le dernier comte de Béon s'éteint sans descendance en avril 1908.

Les alliances

Les premières alliances connues, ou revendiquées, sont très brillantes puisqu'il s'agit d'unions contractées avec des maisons princières : les vicomtes de Béarn (soupçonnées), les comtes de Foix (plusieurs alliances à la fin du moyen âge en plus de celle duxiie siècle évoquée plus haut qui n'est que suggérée), les comtes d'Astarac (xive siècle), les comtes de Comminges.

Du xive au xvie siècle, les unions très nombreuses avec quelques grandes maisons gasconnes d'égale noblesse consolident sa place dans les réseaux de pouvoir du Sud-Ouest : les Montesquiou, les Castelbajac, les Isalguier, les Devèze, les Noé, les Montlezun, les Faudoas, les Ornezan, les Chelles, les Pardaillan-Gondrin.

À partir des xve et xvie siècles, viennent s'ajouter de nouvelles maisons originaires de provinces plus éloignées et représentant une extension considérable de son aire d'influence parallèle à son intégration aux réseaux nationaux par l'entremise de la maison de Navarre sa protectrice (depuis l'installation de la maison de Foix-Béarn sur le trône de Navarre) :

  • les Timbrune-Valence,
  • les Luppé (pairs),
  • les Goût/Goth (pairs),
  • les Rochechouart-Mortemart (pairs),
  • les Saint-Lary-Bellegarde (pairs),
  • les Lévis-Mirepoix (pairs),
  • les Castries (pairs) pour les principales.

Bernard de Béon du Massés

Bernard de Béon du Massés fut lieutenant général pour le roi aux gouvernements de Saintonge, Angoumois, Aunis et La Rochelle entre 1589 et 1597 car Henri IV le maintint dans ses fonctions avant de le faire Conseiller d’Etat à cette date.